Des frissons en plein cagnard

Quand l’histoire s’écrit devant vos yeux, les frissons sont automatiques.

Que vous soyez ou non touché et concerné par la cause. Francesca Schiavone m’en a donné des petits frétillements sous la peau ce samedi. Dieu sait pourtant que cette finale ne m’emballait pas pour un sou, que le tennis féminin m’ennuie profondément pour son uniformité (entre autres je vous rassure) et que mon cœur balançait très clairement du côté de l’Australie, en l’occurrence Samantha Stosur.

Donc sentir un embryon d’émotions et de joie sincères pour l’atypique italienne au dernier point d’un tie-break original et entraînant, a provoqué en moi surprise mais confort : je ne suis donc pas un sans cœur macho. Continue reading « Des frissons en plein cagnard »

Bonjour l’ambiance…

Paris serait donc le meilleur public du circuit ? Le plus connaisseur ? Ma suspicion a beau plafonner très bas sur l’échelle de Crédéblichter, c’est ce que répètent comme un chœur pastoral les protagonistes de Roland-Garros.

Mouais, avec un grand « M ». Soit les joueurs et joueuses sont très polis et/ou pros jusqu’au bout des poignets, soit ils ont des critères assez spéciaux. Car je le clame tout de go, le public de « Roland » ne mérite pas une telle considération. Continue reading « Bonjour l’ambiance… »

Les joueurs les plus détestés du circuit

Je rentre à la maison hier soir, les yeux encore envoutés de la jouissance visuelle offerte par Robin Soderling, et voilà que mon frère lance à un diner de famille : « Soderling-Berdych, c’est la demi-finale des deux joueurs les plus détestés du circuit. »

Là bien entendu, six personnes scrutent ma réaction. Dur, dur d’être l’insider, celui qui doit justifier, infirmer, contredire, conforter ou confirmer les rumeurs et autres « m’a-t-on dit ». Continue reading « Les joueurs les plus détestés du circuit »

La triste chanson de Roland

On prend les mêmes et on recommence: hormis l’exception Gaël Monfils il y a deux ans, la France du tennis pleure sa médiocrité chronique à Roland-Garros, « son » tournoi.

L’abandon de Jo-Wilfried Tsonga, pourtant bien préparé et gonflé à la confiance, en huitième de finale dimanche prive les tableaux masculin et féminin du moindre représentant tricolore. L’onomatopée « cocorico » ne sortira d’aucune glotte de coq français, une fois encore c’est la soupe à la grimace. Le phénomène est d’autant plus déprimant qu’il concerne les deux sexes, car à part Mary Pierce en 2000 et 2005, aucune joueuse bleu-blanc-rouge n’a jamais dépassé les quarts de finale depuis dix ans. Continue reading « La triste chanson de Roland »

Terre battue, terre de business

Si l’entité Grand Chelem était les feu Spice Girls, Roland-Garros serait « Posh », plus précieuse que vraiment classieuse. Dans l’enceinte terrienne de la Porte d’Auteuil, la moitié du public qui arpente les allées exerce du tourisme tennistique de prestige, sans réelle passion. La plupart des joueurs du circuit ont beau affirmer à une majorité de république soviétique que le public le plus connaisseur du circuit ATP se trouve à Paris, je ne suis toujours pas convaincu.

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