Bonjour l’ambiance…

Paris serait donc le meilleur public du circuit ? Le plus connaisseur ? Ma suspicion a beau plafonner très bas sur l’échelle de Crédéblichter, c’est ce que répètent comme un chœur pastoral les protagonistes de Roland-Garros.

Mouais, avec un grand « M ». Soit les joueurs et joueuses sont très polis et/ou pros jusqu’au bout des poignets, soit ils ont des critères assez spéciaux. Car je le clame tout de go, le public de « Roland » ne mérite pas une telle considération.

Non, il n’est pas connaisseur, primo. Porte d’Auteuil se massent surtout des curieux dans les allées de la poule aux œufs d’or de la FFT. Il y a aussi les snobinards, juste heureux d’en être et qui entrent dans le stade endimanché comme pour un mariage dominical.

Il y a les « fans de » subjectifs à mourir et d’une mauvaise foi parfois risible. Alors oui bien entendu, des licenciés plus savants de la balle jaune compensent ce parterre, mais il est en minorité. Quid de l’ambiance sur les courts ? Sur lesdits annexes, elle est chaude rien à dire. Encore plus quand un Coq y fait cocorico. Sur le Lenglen, c’est déjà un peu plus tiède.

Mais alors que dire du Central, quelle tristesse. Entre une tribune présidentielle jamais pleine et pour qui applaudir relève déjà du grain de folie, un public pour moitié composé d’invités des nombreuses loges et la timidité classique d’un public impressionné par l’enceinte, ça sonne creux. Cette édition s’est avérée une des plus mornes. Le temps n’a pas aidé mais ce n’est pas une excuse.

Enfin je terminerai mon billet par deux polémiques qui défendent mon propos: l’attitude du public envers Serena Williams en 2003, conspuée en demi-finale face à Justine Hénin pour avoir osé serré le poing à maintes reprises en quart en humiliant Amélie Mauresmo. Serena n’a jamais pardonné.

Second exemple, l’amertume de Rafa Nadal l’an passé après sa défaite devant Robin Soderling. L’oncle et entraîneur Toni n’a pas digéré l’anti-Nadalisme du public, peu respectueux du quadruple champion en titre, trop heureux de voir un challenger sortir le champion. Pour avoir connu l’Open d’Australie, beaucoup plus connaisseur, et l’US Open, plus chaleureux et enthousiaste, je peux sans problème me porter en faux des louanges de joueurs et joueuses décidemment parfois surprenant(e)s.

Crédit photo : MachineMan22

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