Formule 1 d’hier, d’aujourd’hui et de demain

lf101Au salon automobile 2009 de Genève se côtoyaient plusieurs générations de F1 et un prototype futuriste créé par un petit constructeur italien. Une exposition qui appelait à un véritable voyage dans l’histoire de la discipline, des modèles les plus polluants à ce que pourrait être une monoplace « propre » dans quelques années.

    Le stand du constructeur italien Fioravanti du dernier salon de Genève valait le détour, juste pour voir cette étude de style étonnamment sympathique. La LF1, qui trônait autour d’un espace aéré et dégagé, est une projection de ce que pourrait être la Formule 1 du futur, économique et, dans la mesure du possible, écologique.
    lf102Elle mesure 4,20 mètres de long et est équipée d’un moteur 1.8L turbo tel que défini par la réglementation attendue pour 2012.
    Sa compacité permet de le placer à l’arrière d’un châssis raccourci et donc plus aérodynamique, d’autant que l’aileron avant est intégré à la carrosserie, l’aileron arrière étant quant à lui situé tout en bas de la voiture. Les pneus de 18 pouces, semblables à ceux des courses de GT, permettent d’utiliser des freins de série comme on en trouve dans les grandes sportives. Le système de micro-hybridation KERS, pour récupérer l’énergie cinétique de la décélération et du freinage est bien entendu intégré.
    Cette « proposition » pour une future F1 propre avait d’autant plus d’attrait que quelques mètres à côté se tenait une rétrospective présentant une douzaine de monoplaces ayant marqué le championnat du monde, des années 80 à nos jours.

    Spirit-Honda S 201C – 1983

    f1-history01Pour son retour en F1 après 15 ans d’absence, Honda développe un moteur V6 turbo qu’il monte sur un de ses châssis Spirit F2 modifié pour quelques courses, à partir du grand prix de Brands Hatch en avril. Après six manches de championnat, la Spirit-Honda devient Williams-Honda FW09 pour la dernière course en Afrique du Sud.

    Williams-Honda FW09 – 1984

    f1-history02La FW09 enchaîne la saison suivante avec à son volant la doublette Keke Rosberg – Jacques Laffite. Le pilote finlandais s’impose au grand prix des Etats-Unis de Dallas, tandis que le français obtient de belles 4e et 5e places. L’année d’après, Rosberg et Nigel Mansell obtiendront 2 victoires chacun au volant de la FW10.

    Williams-Honda FW11 – 1986

    f1-history03Premier titre de champion du monde pour le constructeur britannique et le motoriste japonais après cinq victoires de Nigel Mansell et quatre de Nelson Piquet. Mais le championnat pilotes est remporté par Alain Prost, au terme d’un grand prix d’Australie épique. L’année d’après, Williams-Honda réussit le doublé avec, en plus du titre constructeur, le titre pilote pour Piquet.

    Jordan-Ford 191 – 1991

    f1-history04La toute première Jordan, qui a permis à Michael Schumacher d’effectuer ses débuts en grand prix cette année-là à Spa-Francorchamps, alors que le titulaire du baquet Bertrand Gachot était en prison à Londres suite à une altercation avec un chauffeur de taxi. Le futur septuple champion du monde passera dès le GP suivant sous les couleurs de Benetton.

    Arrows-Hart FA17 – 1996

    f1-history05La monoplace britannique est motorisée par le V8 830 à rappel pneumatique des soupapes de l’artisan Brian Hart. Les abandons se succèdent pour Jos Verstappen et Ricardo Rosset, Arrows ne marquant qu’un point cette année-là. L’écurie est ensuite vendu à Tom Walkinshaw.

    Williams-Supertec FW 21 – 1999

    f1-history06Deuxième saison de transition après le faste des années Williams-Renault, avec le moteur Supertec, ex-Renault et ex-Mecachrome l’année précédente, en attendant les années BMW. Ralph Schumacher et Alessandro Zanardi n’obtiendront pour meilleur résultat qu’une 4e place en qualification et une 2e place en course (Schumacher en Belgique).

    Benetton-Playlife B199 – 1999

    f1-history07La B199 est motorisée par un bloc badgé Playlife, en fait le Supertec ex-Renault et ex-Mecachrome utilisé également par Williams. Elle inaugure un système de freinage FTT novateur à transfert de couple, pour répartir la puissance du freinage sur les deux roues avant et éviter une perte de motricité. Mais à son volant, Giancarlo Fisichella et Alexander Wurz ne récolteront que 16 pts.

    Jaguar-Ford R2 – 2001

    f1-history08Pour sa deuxième saison, l’écurie Jaguar, ex-Stewart Grand Prix, mise sur la continuité avec un moteur Ford Cosworth CR3 qui était une évolution du CR2 de l’année passée. Eddie Irvine, Luciano Burti et Pedro de la Rosa se succèdent à son volant mais malgré la 3e place du pilote irlandais à Monaco, ne réussissent à marquer que 9 points sur l’ensemble de la saison.

    Jordan-Ford EJ13 – 2003

    f1-history09L’écurie d’Eddie Jordan est aux abois et fait face à de terribles difficultés financières. Sous le déluge du grand prix du Brésil, l’un des plus difficiles de la saison, Giancarlo Fisichella est déclaré à son volant vainqueur sur tapis vert après l’arrêt de la course suite aux accidents de Mark Webber et Fernando Alonso.

    BAR-Honda 006 – 2004

    f1-history10Cette sixième version de la BAR F1 restera la meilleure de la courte histoire de l’écurie de Brackley puisqu’elle permet à Jenson Button de terminer 3e du championnat pilote et à l’écurie 2e du championnat constructeur. La victoire n’arrivera qu’en 2006, après le rachat complet par Honda. Aujourd’hui, après le retrait du constructeur japonais, l’écurie renaît sous le nom de Brawn GP.

    Ferrari F2008

    f1-history11Au volant de la 54e F1 signée du constructeur au cheval cabré, le brésilien Felipe Massa terminera deuxième du championnat du monde pilotes, battu de justesse dans l’ultime épreuve de la saison par le britannique Lewis Hamilton. Mais avec 8 victoires (6 pour Massa et 2 pour Kimi Räikkönen), la F2008 permet à la Scuderia d’être sacrée championne du monde des constructeurs pour la 16e fois.

    Renault R29

    f1-history12Hormis le museau datant encore de l’année 2008, la R29 présentée ici inaugure les changements de styles induits par le nouveau règlement : aileron avant plus large et doté de « flaps » réglables par le pilote, aileron arrière surélevé et moins étendu, pneus slicks et appendices aérodynamiques limités. A son volant, Fernando Alonso tentera de remporter un troisième titre mondial après ceux de 2005 et 2006.

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