Zone mixte

Autre culture ou starisation encore trop anonyme ? Telle est la question. Toujours est-il que les dichotomies de disponibilité, politesse et professionnalisme entre les sélections protagonistes de ce Mondial doivent bien avoir une explication.

Je ne parle plus des Bleus, après la couverture pathétique de mes confrères français du retour des losers dans l’Hexagone le silence est la plus noble des options. J’évoque ici le Danemark, le Japon, la Corée du Sud pour le Prix Orange ; la Slovaquie pour le Citron. Je développe, sur la base d’anecdotes que m’ont racontées des confrères.

Commençons par les Samouraïs du pays du Soleil Levant. En sortant des vestiaires du stade de Rustenburg après leur victoire contre les Danois, tous sans exception s’arrêtent devant chaque officiel FIFA ou journaliste à l’accès pré zone mixte privilégié pour serrer la main, dire bonsoir et baisser la tête d’un merci sincère après s’être fait féliciter. Tous sans exception s’arrêtent dans la zone mixte pour répondre aux questions de la presse nippone, prenant jusqu’à quasi 45 minutes au total, dans des questions-réponses au style informel. Comme dans un bon vieux bar pour une conversation entre potes. Surréaliste !

Les Scandinaves eux tapent des “high five” avec les journalistes qui les suivent en toute intimité depuis le début de la compétition; serrent également les pinces des costumes-cravattes présents en sortie de vestiaire ; ne refusent pas une seule interview en face à face.

A l’inverse, après leur victoire historique face à l’Italie, les Slovaques sont tous sortis en rang d’oignon, sans un regard pour les journalistes qui attendaient dans la zone TV située avant la zone mixte. Tous unis dans un refus clair, net et précis. Ordre de l’entraîneur, vexé par certaines critiques.

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