Une Coupe du Monde colorée et chaleureuse

Pour ceux qui ont vu le film « Invictus » de Clint Eastwood, l’énorme statue en bronze de Nelson Mandela trônant à Sandton, Johannesburg, n’est pas inconnue à leurs yeux. La magie du cinéma !

Mais feu Inspecteur Harry reconverti en machine à gagner des Oscars derrière la caméra n’est pas non plus David Copperfield. Pour sentir comme elle le mérite la ferveur d’une Coupe du Monde historique au pays de Madiba, il faut être sur place.

J’ai ce privilège, et pendant un mois je vous le ferai partager tous les jours sur le site d’Eureka Presse.

Par où commencer ? Peut-être par le bonheur sincère et contagieux du peuple sud-africain d’accueillir le premier Mondial de l’histoire en terre africaine. «Nous sommes tellement fiers de montrer un autre visage du continent et de l’Afrique du Sud», me raconte le chauffeur d’une des indénombrables navettes assurant le transport des officiels et aussi des journalistes les plus nantis.

Mon interlocuteur a pris un mois de congés sans solde pour être bénévole. « C’est le prix à payer pour servir son pays », assure-t-il tout sourire. « Nous sommes tellement contents de vous avoir ici », confirme une autre volontaire, cette fois à Cap Town. « Notre job est de vous mettre dans les meilleures conditions, et merci de venir en Afrique du Sud et dans notre ville » ajoute-t-elle avec son visage angélique.

Partout, dans les rues, les hôtels, les taxis, les navettes, les restaurants : le même sourire, la même chaleur humaine. Le sens de l’accueil africain n’est pas un mythe. « We’re ready » scande toute une nation depuis une semaine à coups de stickers, calicots, tee-shirts, pancartes. Il est extra-terrestre l’autochtone sans son bonnet, sweet-shirt, chemise, veste, débardeur ou quelque autre vêtement aux couleurs jaunes et vertes de la « Rainbow Nation » au centre de l’univers pour un mois !

La ferveur est telle que dans l’avion, le chef de cabine a dû demander aux passagers de ne pas user des Vuvuzelas, ces cornes traditionnelles fabriquées par millions en plastique pour le malheur de nos oreilles. J’arrête là car ça sera l’objet d’un billet entier.

Photo : Axel Buhrmann

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