Profession consultant

Une Coupe du Monde n’appartient pas seulement aux joueurs, mais également aux anciennes gloires. Et dieu (le vrai, pas Leo Messi) sait que les consultants de luxe sont très, très nombreux en Afrique du Sud.

Les diffuseurs se sont tirés la bourre dans la pêche aux gros poissons, et pas seulement en France. SuperSport, chaîne privée de référence au pasy de Nelson Mandela, a sorti le chéquier. Propriétaire du club de football éponyme, champion en titre de première division, le média diffuse l’intégralité des rencontres. Surtout, Supersport réalise un marathon du ballon rond avec des plateaux quasi non-stop: prise d’antenne tôt le matin, bavardage sans fin, commentaires des matches, analyse à la pause puis au coup de sifflet final.

Dans un style très nord-américain, ça converse à la bonne franquette entre anciennes stars et journalistes endimanchés, avec quelques fous rires à la clef. C’est dans ce contexte qu’intervient l’armada d’étoiles débauchées par la richissime chaîne. On aura été surpris le premier jour de voir Bernard Lama. Bien entouré, l’ancienne panthère des Bleus se régale de la présence à ses côtés d’Abédi Pelé, George Weah, Stephen Keshi, son compère de l’association “Diambars” Jimmy Adjovi-Bocco, Samuel Kuffour, John Barnes, Paul Ince.

J’en oublie car tous les jours réservent sa surprise. Tous ces consultants de luxe sont des vrais noms en Afrique. L’équivalent de nos Makelele (dont la tendance à se noyer dans le parfum ravit les narines de la moitié de la tribune presse), Desailly, Petit, Dugarry, Gerets, Lizarazu, Wiltord, j’en passe et des meilleurs. Consultant, voilà la nouvelle reconversion à la mode. Mais attention, n’est pas doué qui veut.

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