Le Top 5 des bides de la Coupe du Monde

Avant de vous faire vivre en “live” dès demain mon récit très personnel de Pays-Bas-Brésil, auquel j’ai la chance d’assister, je réserve ce billet à un premier bilan complètement sportif : les top 5 des flops et des jeunes étoiles (filantes ou pas l’avenir nous le dire) de ce Mondial africain.

La particularité de ce zoom est qu’il est le  fruit de sondages informels autour de moi. Depuis une semaine j’interroge à droite à gauche, confrères, fans, consultants. Voici donc les résultats.  On commence, dans un premier temps, avec les flops.

1 – Cristiano Ronaldo
Non seulement le joueur le plus cher de l’histoire du football n’a jamais pesé sur le jeu de son équipe, mais il repart d’Afrique du Sud l’image écornée et la besace remplies de critiques. La diva madrilène s’est distinguée par une arrogance envers les volontaires et la presse étrangère ; Luis Figo l’a taclé publiquement ; la FIFA risque de lui mettre une amende pour avoir craché aux pieds d’un caméraman après la défaite face à l’Espagne. L’homme se déclare “brisé”. Comme m’a très justement lancé un supporteur brésilien : “Il n’y a qu’un Ronaldo. Le reste ne sont que des Cristiano.”

2 – Les sélections africaines
Cette cuvée 2010 devait être LA Coupe du Monde du continent hôte. Au final, le Ghana récupère tous les espoirs d’un peuple africain frustré et déçu. Pour l’icône camerounaise Roger Milla, le mal est connu : le bordel dans les fédérations, les guéguerres internes, le manque de discipline et les mauvaises préparations. Pas étonnant alors comme me l’a confié un dirigeant de la CAF que “demander plus de places à la Coupe du Monde est un non sens au regard de nos résultats. Les Sud-Américains sont 5 aussi, y’en a 4 en quarts et tous étaient en 8ème de finale”. Dont acte !

3 – Les buteurs stars
Wayne Rooney : 0 but. Samuel Eto’o : 1 but. Lionel Messi : 0 but. Nicolas Anelka : 0 but. Cristiano Ronaldo : 1 but.  Fernando Torres : 0 but. Didier Drogba : 1 but. Certains ont de bonne excuses, comme Drogba et son bras cassé ou Rooney et sa saison dantesque et épuisante avec Man United. Messi console l’Argentine en délivrant quelques caviars et en étant toujours en course. Mais au final, les vedettes de nos championnats européens se sont trouées. Heureusement que David Villa, Luis Suarez et David Forlan, justifient, eux, leur réputation.

4 – Les Bafana Bafana
Le président Jacob Zuma a beau eu jouer la carte du positivisme, Carlos Alberto Parreira surfer sur la vague de fierté après la victoire contre la France, plaidant le progrès : le résultat est là, l’Afrique du Sud est le premier pays organisateur à ne pas passer le cap du premier tout. Le sélectionneur brésilien était payé 200 000 euros par mois pour atteindre les 8èmes de finale ; Steven Pienaar idolâtré par tout un peuple et les publicitaires autochtones pour montrer bien autre chose que la pauvreté technique et physique affichée pendant trois matches ; Teko Modise attendu au tournant après sa Coupe des Confédérations ratée, mais la star des Orlando Pirates a déjoué, encore une fois dans les grands moments. Le peuple est amer. Et se rabat faute de mieux sur les Black Stars ghanéens.

5 – La France
No comment. Je n’ai pas envie d’envoyer Eureka Presse plaider sa cause au tribunal de grande instance de Paris pour diffamation.

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