L’art de fuir ses responsabilités

Fini les siestes, enfin des vrais matches !

Après une première journée des phases de poule soporiphique au possible, le lever de rideau des deuxièmes matches me réconcilie avec cette Coupe du Monde, jusque-là bien décevante avec la plus faible moyenne de buts par match jamais vue dans l’épreuve reine.  Et puis le tryptique Messi-Higuain-Tevez a fait son “three men show” au somptueux Soccer City; et la Grèce a chassé ses vieux démons offensifs en profitant de la stupidité d’un Monégasque interminent du spectacle. Deux vrais matches de football. Et puis… Et puis l’équipe de France est entrée en scène.

Tout a déjà été dit sur ces Bleus “imposteurs” pour reprendre le titre approprié de L’Equipe ce vendredi matin. Alors je vais me contenter de vous conter une anecdote, symbole de l’arrogance, la distance et l’enfermement dans sa “melonite aigüe” d’une sélection incapable de se faire aimer. Juste de se faire aimer. Cela se passe dans les coursives du Green Point Stadium de Cap Town quelques minutes après le nul très nul face à l’Uurguay. En zone mixte, à part le capitaine Patrice Evra, pas un joueur ne s’arrête.

Têtes basses, ils passent devant le parterre de journalistes “ennemis”, eux les incompris. Un petit bonjour, au moins ça, eut été de convenance. Auparavant, un officiel me raconte une scène tout aussi révélatrice. L’attaché de presse des Bleus, “gentillement”, je le cite, amène deux internationaux devant les caméras de son équipe. Deux minutes, pas une de plus. Le journaliste, l’outrecuidant, a le toupet de rester a posteriori.

De ce pas, le fort sympathique attaché de presse le remet à sa place:

“Cela ne sert à rien de rester là, plus personne ne viendra parler.”

En premier lieu William Gallas, têtu engoncé dans un mutisme officiel depuis le début de la préparation. Quand on a rien à dire, autant ne pas parler c’est vrai !

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