La vérité est bonne à dire

Pas la peine de s’attarder sur le sportif, il n’a plus sa place depuis dix jours en équipe de France. Dans une tente improvisée salle de conférence de presse, la veille du match de l’honneur face aux Bafana Bafana (sous les yeux du président Jacob Zuma), Raymond Domenech a pour la première fois lâché ses joueurs.

Les mots ont été durs : “imbécilité”, “stupidité”. Pas étonnant : un confrère me confiait quelques heures avant que Ray’ était seul comme jamais. Abandonné par son groupe, ses employeurs de la DTN et bien entendu un peuple français qui ne lui pardonnera jamais de n’avoir pas su éviter l’implosion de divas égoïstes.

Pourtant, dans les coulisses de stade de Bloemfontein, après une nouvelle défaite un tantinet moins honteuse – la fameuse “envie” répétée aveuglément par le sélectionneur depuis deux ans étant déjà plus visible – il aurait pu lâcher les chevaux, lui le paria. Car à l’inverse de la série amércaine à succès “Everybody loves Raymond”, plus grand monde ne l’aime le nôtre de Raymond à nous. A part Estelle.

Mais voilà qu’il la joue digne, sans piques ou petites phrases. A ses côtés, les joueurs défilent, le visage grave. Yoann Gourcuff passe une bonne demie heure à bavarder avec Marouane Chamakh, Abou Diaby, Flo Malouda, Sébastien Squilacci ou encore Bakary Sagna se prêtent au jeu de la zone mixte.

On est loin, très loin de l’atmosphère nauséabonde de Polokwane, après France-Mexique. Et à mille lieux du “pugilat” et de la “baston” que craignait un confrère entre certains de nos corporations et les joueurs honnis. Ont-ils fait bonne figure tels des acteurs, conscient du labeur herculéen nécessaire à la restauration d’une image encore plus polluée que les côtes de la Louisiane ?

Car une information nous indiquait une altercation dans le bus du retour. Ce même bus où déjà dimanche, Toulalan, Sagna et Gourcuff en étaient presque venus aux mains avec Franck Ribery, coupables selon le Kaiser de Munich de vouloir descendre s’entraîner.

Il a bien raison Malouda, “tout est à reconstruire”. Et Domenech, quand un jour dira-t-il la vérité ?

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